Contexte :
Depuis 1995, le Gouvernement a rétabli le taux
réduit de 5,5% sur les produits de l'horticulture n'ayant subi
aucune transformation.
Sur
ce point, une instruction fiscale du 02/01/1995 toujours en vigueur aujourd'hui,
précise les conditions d'application ou non de ce taux réduit aux produits de
l'horticulture, selon que l'on est en présence de simple assemblages de fleurs
coupées, de plantes vivantes de même espèce simplement juxtaposées dans un même
contenant.
Cependant,
une difficulté subsiste encore de nos jours concernant l'interprétation de cette
instruction, qui peut conduire notamment l'administration fiscale à appliquer
injustement un taux normal de TVA.
Actions:
Suite à un
redressement fiscal d'une entreprise adhérente, la FNPHP (membre du Bureau
exécutif et juriste) s'est rendue à la Commission Départementale des Impôts
Directs pour représenter les intérêts de cette entreprise.
Cette intervention fut déterminante, car
l'exposé technique d'un professionnel extérieur à l'entreprise a permis de
modifier un des 2 points du redressement en sa faveur.
Ainsi, dans cette
affaire, des travaux réalisés sur des serres existantes simplement afin de
maintenir l'outil de production en bon état ont été reconsidérés comme une
charge, donc déductible du résultat imposable,
contrairement a ce qu'avait notifié l'administration qui excluait ces dépenses
des charges déductibles du bénéfice imposable.
Le 2ème
point du redressement concernant le taux de TVA applicable aux produits de
l'horticulture a permis à la FNPHP de rappeler les conditions d'application du
taux réduit, conformément aux textes en vigueur.
Perspectives :
Si l'application du taux réduit de TVA peut être soumis à
interprétation, le rôle de la FNPHP est bien évidemment de fournir aux
professionnels, confrontés à ce problème, les arguments nécessaires permettant
de faire appliquer le taux réduit ;
L'objectif de la FNPHP sur ce point
étant d'éviter au maximum les divergences d'interprétation des textes en vigueur
de la part de l'administration fiscale, afin d'apporter plus de sécurité
juridique à chaque producteur.