
Les inondations
provoquées par les pluies diluviennes dans le Var en juin 2010 ont causé dans
les entreprises horticoles des dégâts considérables.
Les cultures, les structures de serres
et d’abris ainsi que leurs équipements, les matériels de culture, de
conditionnement, de stockage des végétaux ont été détruits, laissant les
producteurs touchés totalement
désemparés.
La solidarité locale entre
professionnels s’est vite mise en place, tant au niveau des producteurs que des
instances agricoles, chambres, FAFSEA , MSA…, non sans difficultés
d’harmonisation.
La FNPHP
Méditerranée et le Syndicat Horticole du Var ont été très
présents aux cotés des sinistrés.
Mais rapidement, c’est à l’échelon
national que les démarches décisives se font, et que sont étudiées les modalités
d’indemnisation, si tant est que l’on puisse sortir indemne d’un tel
épisode.
C’est à ce niveau que les services et
les professionnels de la fédération nationale interviennent, la conception, la
mise en œuvre et surtout l’articulation des différents dispositifs étant pour le
moins complexes.
Car si le niveau local est le plus
visible et le plus perceptible par les producteurs, c’est bien au national en
France que tout se décide et s’arbitre … les instances locales n’hésitant pas,
parfois, à s’attribuer la paternité des mesures bénéfiques !
Et il s’agit bien d’une réflexion
récurrente de certains producteurs : pourquoi adhérer et cotiser au
national alors que " tout" est fait par les instances
locales ?
Faut-il vivre ce type de catastrophe
pour découvrir le rôle du national ?
De la même façon, dans certains
départements, les producteurs négocient la convention collective au nom de la
FNPHP (seul syndicat représentatif des employeurs horticoles et pépiniéristes)…
sans juger utile d’adhérer au national ! Leurs accords sont donc caducs, et
on nous appelle au secours pour savoir quelle convention appliquer …
Non, les subventions ,et plus
largement, les dispositifs d’aide aux entreprises , ne se décident pas
uniquement au niveau local, non, l’expérimentation ou la formation ne sont pas
financées uniquement au niveau local, l’échelon national est
prépondérant , et la FNPHP y tient pleinement son rôle, notamment grâce aux
professionnels qui s’y sont impliqués.
C’est à nous, syndicalistes convaincus, d’expliquer à
nos collègues récalcitrants cette mission essentielle, mais parfois peu visible,
de notre fédération, et ce n’est pas une mission toujours
facile !
Dominique
BOUTILLON
Présidente