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sur le site de la Fédération Nationale des Producteurs de l'Horticulture et des Pépinières



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65ème Congrès de la FNPHP,
Jeudi 18 Juin 2009,
Paris | |
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Discours Officiel De Dominique
BOUTILLON, Présidente De La FNPHP
Monsieur le Conseiller Technique, Damien LAMOTTE., nous vous remercions de votre présence à notre AG. Nous
savons que votre ministère va être très prochainement en
pleine réorganisation, avec l'arrivée d'un nouveau Ministre et d'une nouvelle équipe, à laquelle nous présentons tous nos
voeux de réussite. Alors bienvenue au
65ème congrès de la FNPHP et dans notre secteur de la
production horticole et des pépinières, que nous aurons
l'occasion de vous présenter plus amplement lors de rencontres futures.
En quelques mots, l'horticulture et la pépinière,
c'est 5 000 entreprises et 23 000 salariés dont 19 000
permanents, ce qui est caractéristique par rapport aux
autres productions agricoles, et donc, une sensibilité forte
au coût du travail et à la formation des
salariés.C'est un chiffre d'affaire
équivalent a celui de la production de maïs (1,6 Milliard)
avec un volume d'importations toujours plus important.
C'est un marché avec une segmentation particulière, segments
nombreux, sans prédominance d'un segment sur un autre.
C'est une consommation des végétaux en baisse préoccupante
depuis 2000 avec comme conséquence la disparition de
nombreuses entreprises
(près de 50% en 15 ans), en contradiction flagrante avec la
montée de la vague verte. Et enfin c'est un secteur qui n'a
aucun accès aux aides PAC ni aux dispositifs de soutiens de
mise en marchés.
Les conséquences de la crise
financière fortement relayées par les médias, ont été
multiples. Elles ont impacté la consommation des ménages et
des collectivités qui ont gelé leurs projets de plantation
de végétaux, mais aussi ont profondément atteint l'optimisme
des chefs d'entreprises notamment dans notre secteur.
Dans ce contexte difficile, il est urgent que votre
Ministère prenne conscience de l'importance économique et
sociétale de notre secteur et lui apporte enfin un appui
réel tant sur le plan politique que financier.
Notre action est organisée
autour de 3 grands axes :
La mission première de notre
syndicat est de permettre à nos entreprises de poursuivre
leur développement, dans un contexte réglementaire,
environnemental, et économique de plus en plus
contraignant.
La protection des végétaux en
culture est un enjeu vital pour nos entreprises.
La suppression constante et
régulière de matières actives est de nature à remettre en
cause notre capacité à produire certains végétaux. Qu'elle
soit inscrite dans le plan Français Eco-phyto 2018, ou le
paquet pesticides Européen, contre lequel nous avons
recueillis en quelques heures 300 pétitions, la suppression
des matières actives conduit à des impasses techniques trop
nombreuses. Car si la protection biologique peut être une
alternative sur certains ravageurs, elle est sans effets sur
les maladies. Quelle alternative avons-nous ? Convaincre nos clients d'acheter des plantes avec des symptômes de maladies, ou bien regarder nos acheteurs s'approvisionner dans les pays non soumis aux mêmes contraintes environnementales ?
De nouvelles matières actives
moins dangereuses sont essentielles pour notre secteur, mais
les homologations restent rares. La reconnaissance mutuelle
fortement soutenue par la FNSEA a fait une avancée certaine
au sein de l'Union Européenne. Votre Ministère doit soutenir
ces démarches, ainsi que les extensions pour les usages
mineurs. Nous vous avons alerté dès juin 2008 sur les graves
difficultés que provoquerait l'application du Plan de
Maîtrise Phytosanitaire élaboré par vos services. Nous
sommes satisfaits que ce projet ait été abandonné au profit
d'une démarche intégrant les professionnels et les réalités
de notre métier. Le guide de bonnes pratiques phyto, financé
en partie par votre ministère, sera expérimenté avec l'aide
d'ASTREDHOR. Ce qui montre qu'un dialogue préalable
avec les professionnels est la meilleure façon de faire
avancer les dossiers. Mais les bonnes
pratiques phytosanitaires seront impuissantes si les
organismes nuisibles continuent à être introduits sur notre territoire par des importations de
végétaux de pays tiers. L'ETAT ne doit pas abandonner son
rôle de surveillance du territoire, et continuer à exercer
son pouvoir de police en assurant la sécurité des produits
entrant sur le territoire Français.A ce titre, le projet de
création d'un réseau d'épidémiosurveillance collectif
reposant principalement sur la responsabilité des
producteurs est un transfert du rôle régalien de l'Etat vers
une profession, ce que nous ne pouvons accepter.
Dans un domaine proche, et dans
le cadre du bilan de santé de la PAC, nous sommes inquiets
sur les projets concernant le principe, le périmètre et le
mode de financement du fonds de mutualisation en cas de
maladies animales et végétales ou d'incident environnemental
et nous ne voyons pas bien le lien avec les réflexions déjà
engagées avec difficulté sur la mise en place de caisse de
solidarité.
De la même manière, nous serons
très vigilants sur les évolutions envisagées en ce qui
concerne l'assurance récolte, notamment l'élévation du seuil
de déclenchement à 30% de perte de production et la
possibilité d'obligation de financement du régime par les
producteurs via une extension d'accords
interprofessionnels.Nous réaffirmons notre
attachement au maintien du FNGCA et à sa bonne articulation
avec l'assurance récolte dans laquelle nous incitons nos
producteurs à aller et souhaitons d'ailleurs que l'aide de
l'Etat soit portée à 40% du montant des primes d'assurance.
C'est pour nos producteurs
une garantie fondamentale, donnant enfin une valeur à nos
stocks, et les nombreux accidents climatiques enregistrés
cette année, notamment la tempête Klaus, nous confortent
dans cette voie.
Durant cet hiver
exceptionnellement glacial, conjointement avec d'autres
secteurs de la production, nous avons sollicité votre
intervention auprès du ministère de l'économie, afin qu'il
baisse le tarif du gaz naturel dès le premier janvier. Nous avons eu affaire à un gouvernement sourd, qui appliquera une baisse seulement au premier avril, quand s'achève la saison de
chauffe. L'impact sur la trésorerie des
serristes a été tel que les gaziers eux mêmes ont pris
conscience de l'urgence de la situation, et ont accepté
d'accorder aux serristes des reports d'échéances, qui ne
règlent pas le problème de la chute des marges. Non
seulement le gouvernement n'a pas répercuté la baisse des
produits pétroliers sur le gaz, mais de plus, il a supprimé en 2008 le seuil en dessous duquel une grande partie de nos producteurs étaient exonérés de la TICGN jusqu'alors ! Actuellement, le remboursement partiel de la TIPP et de la TICGN est reconduit semestriellement, plusieurs mois après la
fin du semestre. Les entreprises doivent donc faire à l'Etat
une avance conséquente de trésorerie. Ce
remboursement doit néanmoins être reconduit pour le premier
semestre 2009 mais nous devons obtenir aussi la suppression
définitive de la TICGN ou tout du moins son exonération
totale comme nous le permettent les directives Européennes
en tant que consommateurs importants.
Un autre sujet a généré une très
grande inquiétude cet hiver, c'est l'application des
nouveaux délais de paiement consécutifs à la LME. En effet,
certains de nos clients profitant du flou juridique de sa mise en place, ont rallongé
leurs délais de paiement ou exigé des contreparties à leur
respect de la loi. En plus de vos
propres services, nous avons saisi de nombreux interlocuteurs à ce propos notamment la DGCCRF et la CEPC présidée par le député Jean-Paul CHARRIE. Lors de la
conférence sur le revenu en novembre 2008, Michel BARNIER a
annoncé la création d'un observatoire des prix et des
marges. Nous demandons à être intégrés dans cet
observatoire, qui se concentre actuellement sur les fruits
et légumes, afin de trouver des solutions aux difficultés
que nous rencontrons avec certains distributeurs.
Quant au domaine social, autre volet essentiel de nos coût
de production, nous ne pouvons que constater que la France a
toujours un coût du travail plus élevé et une réglementation
plus contraignante que les autres pays européens.
De bonnes mesures ont été adoptées , comme la loi TEPA, qui
diminue le coût des heures supplémentaires pour les
employeurs, ou encore l' ancien contrat Nouvelle Embauche,
qui apporte aux entreprises de moins de dix salariés des
réductions de charges intéressantes pour l'embauche d'un
nouveau salarié. En revanche, la
possibilité de procéder à la rupture négociée du contrat de
travail, a conduit a doubler l'indemnité de licenciement,
quelle que soit la nature du licenciement. On est encore
loin des promesses du candidat à la présidence Nicolas
Sarkozy, et de l'Europe sociale qui appliquerait à tous les
travailleurs agricoles Européens, les mêmes avantages et les
mêmes contraintes. Il est urgent de supprimer les
distorsions de concurrence au sein de l'Union Européenne en
harmonisant les coûts salariaux des pays membres. Nous
saurions nous aussi produire des plantes à bas prix si nous pouvions employer, comme d'autres pays, les plombiers Polonais au tarif ...Polonais ! Plus sérieusement, comment pouvons-nous répercuter sur notre prix de vente, les surcoûts engendrés par toutes les contraintes sociales, environnementales et réglementaires ? C'est ainsi que nous avons engagé la réflexion " production horticole durable ", qui permettrait aux entreprises respectant
une certaine ligne de conduite, d'accéder à une
certification d'entreprise et de valoriser leurs produit en
les différenciant.
Une autre préoccupation
concernant la main d'oeuvre et nos futurs collaborateurs :
la réforme du Bac pro et du BEPA, qui risque de nous priver
de salariés ayant une solide formation de terrain, ce qui
nous serait particulièrement préjudiciable pour constituer
des équipes efficaces. Même si l'essentiel a été sauvé en
lien avec la FNSEA et l'UNEP, nous vous demandons d'examiner
avec la plus grande bienveillance les demandes d'ouverture
de " classes passerelles " à la rentrée scolaire
prochaine.
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La deuxième mission de notre
syndicat est la négociation de dispositifs d'aides
financières au secteur de l'horticulture et des pépinières.
Nous devons constater un point : la volonté réelle
d'apporter un soutien financier aux entreprises en
difficultés, ou confrontées a une hausse brutale de leurs
coûts de chauffage notamment. En effet,
les dispositifs de fond d'allègements des charges, d'aides
aux investissements aux économies d'énergie (circulaire
énergie, PVE, plan de performance énergétique) les dispositifs du plan BARNIER pour le revenu agricole, et dernièrement l'indemnisation des dégâts de la tempête Klaus, ont été une avancée réelle pour notre secteur. Certes nous devons batailler ferme au national
avec vos services pour que nos spécificités soient prises en
compte et pour que les entreprises de toute taille puissent
accéder aux aides. Nous déplorons
cependant que certains montants soient plafonnés si bas
qu'ils en deviennent dérisoires par rapport à la réalité de
nos entreprises. Et nous déplorons également que les
réductions de cotisations sociales ne concernent que les
cotisations de l'exploitant, alors que les cotisations des
salariés ne sont jamais prises en compte dans les
dispositifs d'allégement de charges. Pour un secteur, comme
le nôtre, fortement employeur de main d'oeuvre, c'est une
injustice réelle. Néanmoins, nous saluons la volonté
politique d'inclure le secteur horticole dans les différents
plans de soutien. Par contre, la mise en oeuvre de cette
volonté politique nous semble bien difficile. Après avoir attendu 6 à 8 mois pour que les textes d'application soient publiés, nous devons en quelques semaines informer les professionnels, monter les dossiers et les déposer dans la plus grande précipitation, puisque vos services imposent des délais d'instruction de plusieurs mois.
Et le dispositif ne durant que 12 mois, il faut tout
recommencer l'année suivante. Ne soyons
pas surpris que dans ces conditions les dossiers soient peu
nombreux, ce qu'il ne faut en aucun cas interpréter comme un
manque d'intérêt des professionnels. Pour le PVE, et comme
ce plan couvre la période 2007 – 2013 comme les CPER, nous
souhaitons que les enjeux éligibles restent valables d'une
année sur l'autre. Seuls les taux seraient rediscutés, en
fonction des besoins. Le dépôt des dossiers serait possible
tout au long de l'année, afin de limiter cet effet entonnoir
sur 2 ou 3 mois.
Depuis avril 2009, France
Agrimer est devenu l' Office Agricole unique. Notre
inquiétude est grande concernant l'avenir de nos budgets de
soutien au secteur horticulture et pépinière, budgets
modestes mais vitaux. Certes, il y a des signes
encourageants, l'horticulture est une filière à part entière, et nous avons de bons rapports avec nos interlocuteurs dédiés. D'ores et déjà, certains dossiers ont pu
avancer, comme la création d'un observatoire économique, et
la reprise des enquêtes régionales dont les données
économiques seront indispensables à l'élaboration d'une
stratégie pour notre secteur. Cependant
VINIFLHOR s'est désengagé partiellement en 2008 puis en 2009
du financement de notre institut technique ASTREDHOR, le
mettant en grande difficulté, ce que nous ne pouvons que
déplorer à l'heure ou la recherche et le développement sont
indispensables à la pérennité d'une filière. Nous resterons très vigilants sur le maintien des aides pour l'horticulture et la pépinière.
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Une autre de nos missions est de développer la consommation des
végétaux Français : Mais n'est ce pas un paradoxe de voir la
consommation des végétaux diminuer, alors que tous les
discours politiques et les débats de société ne parlent que
de développement durable, des bienfaits de la nature, de
l'importance de la qualité de l'air, du dérèglement
climatique...Autant de sujets ou l'utilisation des qualités
du végétal apporte une réponse simple et concrète. Or, nulle
part dans les conclusions du grenelle de l'environnement,
n'est mentionné l'intérêt du végétal. C'est un
comble...
La FNPHP participe aux différentes instances qui se sont emparé de ce sujet très tendance : SNHF, CNVVF, Plante et Cité, Conseil National Du Paysage et plus récemment encore à nouveau le MEEDDAT qui souhaite mettre en place un plan sur la nature en ville auxquelles s'ajoutent des initiatives privées... cela frise parfois l'illisibilité totale ! Les professionnels de la production ont parfois des difficultés
a y être intégrés et à faire entendre leurs positions, et
nous rapportent des discours quelquefois inquiétants, où le
végétal est considéré comme nuisible car consommateur d'eau
et d'entretien...
Il est grand temps que notre
Ministère redonne de la lisibilité et de la cohérence à ces
différentes actions qui, si elles ne sont pas coordonnées,
peuvent doublonner où être contradictoires, et
incompréhensibles par la société. Cette coordination ne peut
pas se construire en dehors de l'organisme qui, lui,
rassemble tous les professionnels du végétal : notre
interprofession VALHOR. Les actions de promotion de VALHOR,
bien que réalisées avec un budget modeste, ont un réel
impact sur l'acte d'achat des végétaux, par le consommateur
comme par les collectivités. L'analyse
des comportements et attentes des consommateurs permettra de
construire une stratégie de notre profession à long terme.
VALHOR a donc besoin d'une lisibilité à long terme, et nous
vous demandons, une fois de plus, d' étendre sur 3 ans
l'accord conclu par tous les professionnels, et non sur 2
ans comme actuellement. De même, nous
attendons de votre part, un engagement sans faille au sein
du gouvernement et auprès de l'Europe, afin que soit invalidée la décision de Bruxelles
qualifiant d' " aide d'état " nos cotisations à VALHOR. Vous
vous êtes mobilisés pour que VALHOR, et plus largement les
interprofessions agricoles, puissent exister, vous ne pouvez
pas laisser qualifier les cotisations de nos entreprises
d'aides publiques par l'Europe, avec toutes les conséquences
que cela entraîne. Notre appui vous est totalement acquis,
et nous comptons sur le nouvel élu Européen Michel BARNIER
pour faire avancer ce dossier. Notre
ancien ministre a par ailleurs axé sa campagne électorale
sur la préférence communautaire et la " croissance verte ".
Les 5 000 entreprises de production horticole dispersées sur
tout le territoire Français, répondent parfaitement à la
nécessité de relocalisation et de réduction de l'empreinte
carbone, et nous soutenons la proposition d'application de
la taxe carbone aux importations des pays extérieurs à l'UE.
Quant à la " croissance verte ", elle ne doit pas se limiter
à la réduction de la pollution, et au développement des
sources d'énergies propres et renouvelables. Est ce que la croissance verte peut se développer sans le végétal ? Car il faut bien réparer les conséquences
des agressions de l'activité humaine sur l'environnement.
Grâce aux végétaux, on peut épurer l'air intérieur et
extérieur, rafraîchir les villes, isoler les toitures et les
murs des bâtiments, dépolluer l'eau des stations d'épuration
ou des piscines, diminuer la délinquance en zone sensible
tout en améliorant notre cadre de vie. A
quand le crédit d'impôt pour l'achat de plantes d'intérieur dépolluantes, ou la plantation d'arbres absorbant le CO2 des voitures qui, elles, bénéficient de la prime écologique ? En
résumé, c'est le pot de
fleurs contre le pot d'échappement : lequel des deux
participe le plus à la croissance verte ?
De
plus la production Française est respectueuse de l'environnement, puisqu'elle a mis en place des méthodes de productions innovantes, avec l'aide de notre institut technique
ASTREDHOR, tel que le recyclage de l'eau, ou la protection
biologique intégrée. C'est pourquoi,
comme je vous l'ai dit tout à l'heure, la FNPHP s'est
engagée dans une démarche de reconnaissance de ses bonnes
pratiques, qui permettra notamment d'identifier un végétal
Français respectueux de l'environnement et de la réglementation sociale, afin de porter a la connaissance du consommateur les efforts que nous fournissons. Notre
démarche production Horticole Durable s'inscrit pleinement
dans la volonté de votre ministère de certifier " haute
valeur environnementale " 50% des entreprises agricoles en
2012. Nous avons alors sollicité votre concours financier
pour, accompagner cette démarche innovante et structurante.
Quelle ne fut pas notre déconvenue lorsque nous avons essuyé
un refus dont nous n'avons pas compris les raisons.
Dites nous, Monsieur LE MINISTRE: Quelles productions agricoles se sont engagées dans cette voie ? Quelles productions agricoles ont perçu ce
défi environnemental comme une opportunité pour faire
reconnaître leur savoir faire, et non comme une contrainte
inacceptable ? Quelles productions agricoles ont invité un membre de vos services à leur congrès en 2008 pour présenter la démarche HVE et son articulation possible avec leur propre démarche ? Quelles productions agricoles ont lancé une réflexion avec leurs distributeurs pour les impliquer dans la démarche ? Quelles productions agricoles ont élaboré un cahier des charges avec un volet environnemental et un volet social ? Notre projet se construit, sûrement, mais trop doucement, faute de moyens, mais c'est à la FNPHP que l'on reprochera d'avoir trop tardé à aboutir. Alors, au discours
vert, nous préférerions des actes verts, avant que tout ce
vert nous fasse voir rouge.
Vous le constatez Monsieur le ministre, notre secteur
éprouve de sérieuses difficultés, nous devons ,avec votre
concours, apporter des réponses rapides et appropriées pour
que les producteurs de végétaux puissent développer à
nouveau leurs entreprises en étant moteurs de la dynamique
verte actuelle. Faisons ensemble ce " Paris sur
l'horticulture ", et mobilisons nous pour le gagner
!
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