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Le saviez-vous, le
virus H1N1 a trouvé un digne successeur : les Espèces Exotiques Envahissantes
(EEE) ! |
En effet, et à la suite du Grenelle de
l’Environnement, le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, des
Transports et du Logement a lancé la définition de sa stratégie de lutte contre
les EEE ayant « un impact négatif sur la
biodiversité ».
Cette stratégie comprend plusieurs axes dont la
« mise en place de plans nationaux
de lutte(PNL) contre les EEE présentes sur le territoire les plus
préoccupantes ».
Ces espèces sont « identifiées sur la base
d’un travail de hiérarchisation des espèces concernées en fonction de l’intérêt
à agir ».
La rédaction de 2 plans nationaux d’actions a
été lancée, et voici les deux dangereuses espèces
visées :
L’interdiction pure et simple de produire et de
vendre cette plante, appréciée des français, est prévue, au motif qu’elle s’est
échappée des jardins et s’est implantée sur certaines côtes Bretonnes et zones
incultes de l’île de la Réunion. Faut-il pour autant l’interdire sur tout le
territoire ?
La FNPHP, qui a participé au 2ème
comité de suivi de ce PNL, a profité de l’occasion
pour :
-
Sensibiliser les participants sur les
incidences lourdes que pourrait avoir ce type de plan pris sans concertation
professionnelle, sur les entreprises de production. En effet, alors même que
l’Herbe de la Pampa représente toujours une vente importante, de nouveaux
plans touchant à des plantes plus largement cultivées sont inacceptables,
-
Rappeler que la FNPHP est sensible au
développement durable, puisque notre Fédération a très largement participé à
la construction du dispositif de certification horticole « Plante
Bleue » répondant parfaitement aux exigences du Grenelle de
l’environnement,
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Rappeler que les producteurs horticoles et
les pépiniéristes ne veulent pas être « montrés du doigt » comme des
entreprises produisant et / ou vendant largement des plantes invasives,
-
Inciter à rechercher des variétés stériles
qui pourraient se substituer à des variétés existantes dites
envahissantes ; si tel était le cas, leur production et leur vente
devraient alors être autorisées.
A l’heure où certains déclarent « qu’il
faut faire une pause dans l’écologie », n’est-il pas légitime de rappeler
que le développement durable n’est pas la décroissance et qu’une fois de plus,
on impose aux entreprises françaises une contrainte que n’ont pas les autres
pays sur leur propre marché ? Un moratoire doit être appliqué à la mise en
place de ce plan.
D’une manière générale, la FNPHP restera très
vigilante sur ce type de dispositif qui pourrait, dans l’avenir, concerner bien
d’autres espèces (le Buddleia, le Laurier et aussi… le
Mimosa !).
Cette problématique devra également être portée
au niveau interprofessionnel puisque c’est toute la filière horticole qui est
concernée, de la production au commerce en passant par les entreprises d’espaces
verts.
Contact presse :
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FNPHP 01 42 38 63 63 ou
fnphp@fnphp.com